Vébilodule

India
Mercredi 10 septembre 2008
Vélocipède aérien,
déjanté et déglingué,
tes rouages de trois fois rien
réchappés qui valdinguaient,
tes valses dingues qui s'oubliaient
au fond d'une benne, pauv'déchet.
vielles selles qui transportaient
des rêveurs et des pressés,
mais usées, vite depréciées,
on vous mettait au rencard.
Qui aurait pu se soucier
d'votre rythme samba et votre art.
Ferailles d'antan, vielles roues,
quand on vous trouve inutiles,
on vous jette avec dégoût.
Minable débris, truc débile,
carcasses dans la crasse, la casse,
récupérés de justesse,
pour peu que l'on se décarcasse,
on peut trouver des prouesses.
Quelle aubaine un vélomane,
des glingues en vrac assemblées,
du bricolage mélomane,
mélodie dingue qui d'emblée
l'emportait pour résonner.

Déraisonnable attention,
rouler et s'abandonner.
Sans raison, cette invention
débaroule son attirail.
Byclo sonore pas réglo
sorti du chemin des rails
et sous un air rigolo
ses tintements qui déraillent.
Envolées, tes roues voilées
s'accordent au rythme des ballets.
Diapason qui effarouche,
tes ailes d'acier sont des fourches.
Asie, berceau des montées,
pentatonique renversée,
tes ossements d'acier,
que ton âme les fassent vibrer.
Oiseau au coeur brésilien,
sauvage objet détourné,
soucis changé en moyen
de pouvoir encore tourner,
chaviré et retourné.
Cycle désaxé du mobile,
un tour de clef entourné
et un max' de sons défilent.
Vébilodule qui voltige,
des poubelles tu survécut,
tu m'offre encore ton prestige.
Tu t'es sauvé du rebut,
t'as encore de l'utilité.
Que m'importe ta fonction,
grâce à de l'agilité,
vive la transformation !
Et puis cette machinerie
a au moins cet avantage :
elle ne fait pas de cochonneries,
elle cherche juste à plaire davantage.




Par rod-bike - Publié dans : poémes - Communauté : musique de rue
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Mardi 18 novembre 2008
Croyez-moi, on en trouve régulièrement dans nos déchetteries de ces vélos indésirables ! Ou alors ils dorment dans un garage ou une remise, depuis ce fameux jour où vous aviez décidé d'arrêter de fumer et de vous y remettre, ou bien depuis cette fichue journée où  vous vous êtes essoufflé, mesurant subitement le poids des années et votre fatigue. Renonçant à se l'avouer, vous l'avez mis de côté pour ces jours heureux où vous vous remettrer à pratiquer du vélo pour braver les côtes et franchir le cap de la viellesse qui nous guette. Mais je m'égare .
Moi, je les récupère et j'assemble les pièces pour qu'elles sonnent, qu'elles résonnent, et je m'étonne encore de ses sublimes sonorités !!!  
Les rayons accordés, le cadre servant de harpe munie de cordes de basse et de guitare, les fourches diapason, les ressorts des vielles selles, les flûtes avec les guidons, etc... le tout avec un micro qui prend tout les sons et une pédale loop qui me permet de faire des boucles sonores et de rajouter des nappes ....et me voici en Orient, en Asie, au Brésil ou au fond du Bronx, qu'importe car la musique, qu'elle vienne du Nord ou d'Amérique, ce sera toujours.... la musique !!
"Transformation du souci en souci de transformations" comme me l'a appris Bernard Lubat et la philosophie de la compagnie Lubat et de son jazz-valse-rap- Gasconcubain. Merci pour leur musique qui m'inspire la liberté !

Merci aussi pour ce génial auteur et inventeur Max Vandervorst qui grâce à son ouvrage m'offrit tant de portes ouvertes à la création et à cette passion !
Par rod-bike
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Mardi 18 novembre 2008
Tout n'était que charme, luxure et publicité...
Je suis plutôt tocard, avec un train de retard, je fumais trop de pétards, un penchant anar. Je connaît bien des bizarres qui échappent aux bazar, loin des lupanar, des institutions barbares, des roublards aux pétrodollars et des papelards, tous ces lascars fêtards, anti-chars, sans fards, ne sont pas des stars, souvent ignares, on est un peu bavards, un peu zonards, on se marre.
Puis, la psychatrie m'a prise dans ces replis et sans un pli m'a remis sur le tapis à coup de chimie. Fini les insomnies, mon délit d'hippie ébahi, extraverti, fini abruti, assujetti au démenti, on m'estropie mon utopie, estourbi, je suis sorti groggy, bouffi, déconfit, noirci et obscurci et en souvenir le pire était sans le dire de découvrir le VIH, plus de hasch, plus de panache, après ce clash, comme un mauvais flash, je me détache du passé.
Tout n'était que charme, luxure et publicité...
J'ai évité de m'exciter, juste exister et résister à l'animalité pour limiter toute frivolité et avec sincérité vivre ma sensualité avec singularité, accepter et aimer la fidélité de ma tendre compagne. Avec elle, merveille sans pareil, on s'aime sans pixels, sans virtuel, on s'ensorcelle à la moindre des bagatelles, en caravelle,on chancelle, on a des ailes, on se paye du soleil sous une ribambelle de coupelles émotionnelles, on s'attelle au carrousel du théâtre de nos vies qui glissent, sans office, sans artifices vers le précipice aux myosotis où gratis, le maléfice des injustices, des immondices portent préjudice aux délices des vices. Reste la malice, consolatrice des cicatrices in extremis.
Puis, vulgarisatrices, les pancartes publicitaires prospèrent, exemplaires, étalent leur inventaire pervers, totalitaire de l'imaginaire excédentaire, enfer de la surenchère monétaire, oeillère du bestiaire de la misère, sorcière mammaire qui suggère sans commentaire ses travers vulgaires, glossaire vulvaire et poitrinaire subliminaire sous nos paupières, tas de rombières aux airs incendiaires subsidiaires au doctrinaire qui récupère et prolifère de sa chimère.
Et moi,dans ce marasme des fantasmes de l'orgasme, pris de spasmes et d'asthme, chiasme iconoclasme devant. cet ectoplasme, je perds mon enthousiasme.
Tout n'était que charme, luxure et publicité...
J'ai bien le droit que l'on m'octroie de me passer du pouvoir du fric, aux Amériques transatlantiques, mécanique de guerre, naguère genèse, aujourd'hui générique, liberticide, fratricide. Siècle,  voici mon siècle, il génocide, il pesticide, l'agriculture à l'ére industrielle, aux bord d'elle je ferme les yeux, les dieux sont fichus, les rêves ailleurs que dans ces pleurs, ces leurs de vapeurs de désirs. Le fric-frac me donne le trac, de ce système où l'on raque. J'aime le véridique, pas les matraques de ces macaques, ces corbeaux qui pillent le grain des pauvres, dévastent les champs, politocard tout de noir, va-t-en; désormais, j'irai de l'avant avec le vent de tempête qui souffle dans nos têtes...
Les révoltes réveillent les paysans, l'ouragan se prépare, les récoltes sont trafiquées, le monde fliqué, la foule paniquée. Je n'ai pas de colt, mais le droit de rêver, d'espérer que maudites soient les luttes armées. A quand le fracas des ordures qui jouent avec démesure à l'usure de l'usurier, des peuples opprimés. Tout ces ovins, bovins et les potins, baratin de vandales, vendeur de grands scandales quand scande dans le dédale les tambours de la rébellion, le compte à rebours des scissions et la force de dire non....
Tout n'était que charme, luxure et publicité....
Méfier vous de ces outils qui distillent l'information....Restez vivants et sachez dire non.
Par rod-bike - Publié dans : poémes
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Jeudi 18 juin 2009
Il est venu sur un plateau télé avec un vélo pour faire une démonstration des possibilités sonores musicales a exploiter dessus en 1963 et au début tout le monde rigole... C'était Frank Zappa tout jeune et en avant-garde sur son époque :
Par rod-bike
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Jeudi 18 juin 2009
On était au festival de lutherie d'art et déjantée avec mon ami phil qui jouait du bassidon ( une contrebasse que j'ai constuite avec un jerricane d'essence et un manche de basse ) . On a eu de chouette rencontres musicales et on s'en ai mis plein les ouïes... Malgré le peu de visiteurs,( les gens ne sortent plus ou bien ils ne sont plus très curieux ?) on a passé de chouettes moments.
Par rod-bike
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Jeudi 27 août 2009
Cet été, le vélophone a fait quelques kilomètres. Un tour en Andalousie pour voir le festival de Etnosur à Alcalà la Real, dans la province de Jaen après avoir joué aux Nonières en Ardèche. Là-bas, je retrouve mes racines andalouses et j'avoue que cela fait un bien fou ! Le public avait l'air enchanté et moi aussi. De retour en France, j'ai participé à un petit évènement "les saltimbamques s'invitent au château" en Ardèche à Lemps, près de Tournon, dans un magnifique cadre, au château de Lubac. Ensuite, j'ai joué à Viricelles dans la loire pour la "fête de l'épouvantail", chouette fête de village avec des gens charmants et une chouette programation. Ensuite quelques marchés d'été.           Sinon, je crois que je devrai absolument enregitrer de nouveau pour vous faire connaître l'évolution des compositions vélophoniques qui sonnent de mieux en mieux !
Le soleil était brûlant et moi je brûle de désirs de vous enchanter aussi...
Par rod-bike
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Mercredi 2 septembre 2009

En 2002, deux horreurs, deux,

les bourses pleines et plein de haine,

le peuple a voté pour ces deux

énergumènes.

Voilà deux crapules, sans scrupules

représentant les grandes valeurs,

pauvre démocratie qui recule,

totale stupeur.

Je craint deux fois plus de polices,

de la violence, toujours la même,

donnera le climat propice

à la rengaine.

 

A trois, on tirera dans le tas

des immigrés violant leur droits

que l'on parque pourtant à l'étroit

sans loi ni toit.

Et trois fois pus d'armes à revendre

au trois quarts des pays pleurant,

trois fois plus de chemins à prendre

pour ses errants.

Ils rentrent comme un cheval de Troie

à l'assaut de trop d'abondance

étalée, lorsqu'on leur renvoi

toute ingérence.

 

Compter, ça m'fout le cafard...

 

Quatre à quatre, eux ils se déplacent,

tous nos membres quand on les écartent,

notre cortex à quatre pattes,

manque d'espace.

Quatre saisons organisées,

on t'impose un calendrier

dans cette vie toute cadrée

l'corps enfermé

ce butte au coins de ce carré,

s'écarte d'la sensibilité.

Quatre temps battus te mesurent

l'infrastructure.

 

Cinq sens nous guident vers l'animal

qui dort tout près de nos mémoires,

nous accompagne dans ce dédale,

géant foutoir.

Cinq doigts s'articulent à ma main,

cerveaux manuels à tout faire,

façonnent sans cesse nos lendemains

si éphémères.

Cinq sur cinq pour l'information

des singes cinglés en vérité,

les médiateurs par profession

savent ébruiter.


Compter, ça m'fout le cafard...

 

Six, lui s'enroule sans soucis.

Six coups frappés au théâtre

et le silence qui s'ensuit

juste avant l'acte.

Après avoir tiré six balles

et vider tout son barillet,

son arme vide, son coeur s'emballe,

puis désarmé.

Six branches collées à une étoile,

le Diable ou Dieu ont même visage,

s'immiscent, délire obsidional

qui se propage.

 

Cette année là, en 2007,

Lord Sarkoald prend le pouvoir,

cette planète part en sucette,

en marée noire.

A la une de toutes les gazettes,

la glace fond aux deux hémisphères,

ils font trempette les ours polaires

à la sauvette.

Entr' sept merveilles et la jet-7

j'préfère être au water-closets.

Est-ce que la liberté s'achète

sans prise de tête ?

 

Compter, ça m'fout le cafard...

 

Huit allongé et infini,

bouclée la boucle, puis en huis-clos,

s'enfuit la bourse et le complot,

s'en est fini

des tentacules d'Octopussy,

de l'argent facile, des trois-huit,

des huit heures par jour de soucis

presque en faillite.

Huit raisons de changer d'avis.

Pourquoi encore se fendre en huit

et croire profiter de sa vie

si fortuite ?

 

Compter, ça m'fout le cafard...

 

Par rod-bike - Publié dans : poémes
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